Après avoir comparé Macron à Pétain et alors que les relations sont très tendues avec les élus d’opposition qui l’accusent de ne pas les informer et qui réclament la tenue d’un conseil municipal de crise, le maire de Saint-Étienne, Gaël Perdriau (LR), s’en est violemment pris au quotidien local Le Progrès.

Ce dernier a publié le 12 avril un article titré « Pourquoi les éboueurs n’ont pas pu rendre hommage au CHU » selon lequel le maire aurait refusé de leur accorder l’autorisation d’aller saluer le personnel soignant avec leurs camions. Au lieu de se contenter d’apporter un démenti factuel et argumenté, et alors que le journal lui avait donné un espace pour s’expliquer, Gaël Perdriau s’est lâché sur sa page Facebook.

le Progrès éboueurs

Il dénonce dans un long texte « le titre odieux du Progrès », « un titre, racoleur et mensonger », l’accuse de « [s’essuyer] les pieds sur toutes les règles élémentaires de déontologie et de respect cherchant à tout prix à vendre du papier », ajoute que c’est « indigne d’un journal », et conclut en beauté : « Le Progrès n’est pas un journal d’information mais un journal qui cherche, telle la presse people, l’info poubelle pour attirer l’attention, susciter la réaction et la polémique, espérant vendre davantage. Pour certains, le journalisme est une ‘mission’, pour d’autres il est un ‘business’. Manifestement le Progrès a choisi. »

Dans la centaine de commentaires de son post, il file la métaphore en réponse à certains, dont celui-ci : « En période de pénurie, on pourra toujours s’en servir de PQ… », qu’il approuve en écrivant : « Pour un journal de la PQR, ça peut être un destin logique« . Le Progrès a répondu à ces attaques dans son édition du 14 avril.

Comme on dit chez les égoutiers : le niveau monte…