Les parents d’élèves du lycée Claude Fauriel de Saint-Étienne (42) ont reçu mercredi 1er avril un mail du proviseur annonçant l’accueil, dans l’internat de l’établissement, de 50 à 100 personnes réfugiées sans abri. Voici l’intégralité de son message.

 » Mesdames, Messieurs, 

je tiens à porter à votre connaissance un évènement important de la vie de notre lycée. En effet, afin de permettre à des personnes sans abri de bénéficier d’un confinement plus performant que celui mis en oeuvre au sein des dortoirs collectifs provisoires dans lesquels ils étaient jusqu’alors hébergés, le lycée Claude FAURIEL va accueillir dans son internat une cinquantaine de personnes isolées, voire une centaine, hommes et femmes,  pour la plupart réfugiées en France et issues majoritairement  de Georgie, Russie, Albanie et Mali.

M. le Préfet de la Loire a donc  pris ce jour, sur proposition du Directeur Départemental de la Cohésion Sociale,  un arrêté pour permettre la mise à disposition de nos locaux avec l’accord de M. le Président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.  Les personnes hébergées seront accompagnées jour et nuit par les personnels de l’Association de l’Oeuvre Philanthropique d’Hospitalité et de l’Asile de Nuit qui prend en charge également l’entretien des locaux mis à disposition et la restauration. L’Association fournit aussi,  en lieu et place des équipements du lycée, des matelas, traversins, couvertures.

Depuis hier les effets personnels restés sur place des internes  ont été récupérés en ordre par des personnels (AED, Technicien et Agents Région, CPE, Direction) du lycée pour être stockés dans des espaces fermés.  Seules les chambres des 1er et second étages de l’internat (niveaux A et B) seront occupées par les sans-abris. A l’issue du confinement de ces personnes un nettoyage complet sera effectué par une  entreprise spécialisée avant restitution aux occupants internes habituels quand le lycée rouvrira ses portes.

À d’autres époques, le lycée a servi d’abri ; c’est donc dans une tradition d’hospitalité et de sens du service public que s’inscrit ce moment particulier que nous traversons  : nous devons nous en montrer dignes et pouvons en être fiers. »