Nous avons demandé aux huit candidats à l’élection municipale de Saint-Étienne leurs principales propositions ainsi que l’estimation chiffrée de leur coût et de leur financement. C’était il y a un mois. Un seul a répondu : Olivier Longeon (EELV). Voici ses réponses.

1) Les Ursules : il ne s’agit pas simplement de remplacer un parking bétonné par un jardin, mais bien de repenser l’aménagement du centre-ville pour l’adapter aux exigences du réchauffement climatique.Ce « Central Parc » végétalisé donnera le ton à une ville réconciliée avec la nature qui l’entoure comme un écrin. C’est la possibilité de redonner une âme verte à notre cité.

Cet espace reconquis est un signal fort pour réorganiser le commerce du centre-ville autour de promenades qui redonnent envie de se rencontrer et de vivre autrement la ville. C’est l’affirmation d’une ville apaisée et accueillante. Ce sera le pivot d’une augmentation de l’activité commerciale du centre-ville, en coordination avec les associations de commerçants.

Des expériences d’autres grandes villes de France mettent en évidence que ceci est non seulement souhaitable mais tout à fait réalisable. Les chiffres d’affaire des commerces de périphérie baissent régulièrement, et ils sont appelés à connaître une désaffection croissante.

Notre volonté de redonner du tonus aux commerces de centre-ville s’inscrit dans une tendance émergente qui va en s’affirmant et qu’il faut très largement encourager, dans le contexte spécifique de Saint-Étienne, avec l’ouverture de Steel en mai,.

Coût estimé 30 millions d’euros sur trois ans

Capacité annuelle d’investissement nette de la ville : 50 millions d’euros

2) Rénovation des écoles, en s’appuyant sur le design et l’écologie, tout en en construisant de nouvelles.

Nous développerons des « écoles-oasis » avec notamment des cours « dégoudronnées » et végétalisées pour abaisser la température. Nous proposerons des jardins pédagogiques et comestibles en concertation avec tous les acteurs concernés.

Coût estimé : 60 millions d’euros sur la mandature (10 millions par an)

Capacité d’investissement normale de la ville

3) Création de « Maisons du Quotidien» pour tous·tes, bien réparties dans tous les quartiers de la ville. Elles regrouperont professionnels, services médicaux, sociaux et associations d’aide aux démarches administratives. Nous améliorerons ainsi le « vivre ensemble » et faciliterons l’accès de tous aux services qui resteront ainsi des services de proximité.

Coût estimé :1,5 millions d’euros mobilisés sur les trois premières années du mandat.

Capacités normales d’investissement de la ville

4) Processus de construction collective des projets municipaux associant habitant·e·s, élu·e·s, agents territoriaux et représentant·e·s des actrices et des acteurs locaux.

Coût estimé : 500 000 euros sur la mandature (Il s’agit de frais de fonctionnement dont on peut penser qu’ils sont un véritable investissement pour l’avenir de notre démocratie locale).

Financement prélevé sur le budget annuel de fonctionnement de la mairie, qui est de 236 millions d’euros.

5) Valorisation du Musée de la Mine et des crassiers par de nouvelles promenades. Elles développeront une cohérence patrimoniale du parc Joseph Sanguedolce, du puits Couriot, des cités minières et, au-delà, des autres puits de l’Ondaine, rendant ainsi accessible une vue exceptionnelle sur la ville. Cela contribuera à valoriser les vestiges du passé pour ouvrir des perspectives sur l’avenir.

Coût estimé : 3 millions d’euros sur deux ans.

Le financement entre dans les capacités d’investissement normales de la ville.